Repas libanais à la cantine (PC)

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La fête de l’indépendance est inspiratrice de préparations spéciales pour habituer les jeunes palais à de nouveaux goûts bien de chez nous !
Cette année (20/11/2012), l’équipe responsable de la cantine a mis les p’tits plats dans les grands, au sens propre et figuré. En vous dirigeant vers la cantine, au niveau des classes, les odeurs exquises vous prennent d’assaut et vous guident vers un beau buffet coloré. 
Là, les commis coiffés de notre tarbouch national vous accueillent devant un fumant Chawarma et une magnifique poêle où nagent les jolies boulettes de falafel, et hop, notre commis s’empare de l’une d’elles et vous l’offre avec son accompagnement de tarator et autres légumes.

Un peu plus loin, s’approchant du Saj, il faut être sage !

S’il devait figurer dans un dictionnaire culinaire, le saj aurait la définition suivante :
[n. m., sorte de tôle bombée chauffante qui permet de faire cuire le pain libanais, très plat, très fin comme un papier, que l'on appelle le Markouk.
Il existe plusieurs modèles qu’on peut différencier par leur diamètre. La Mankouché cuite au saj connaît aujourd’hui une notoriété qui dépasse les frontières du Moyen-Orient.
Tout le monde ne peut pas cuire son pain au saj, il faut tout un apprentissage et une élégante gestuelle à maîtriser.
Une fois sur la tôle, la pâte, dégage en moins d’une minute, une délicieuse odeur de croustillant et de farine.]

Ce jour là à la cantine, il y avait des bouchées de toutes les saveurs : le zaatar occupe une place de choix, le fromage suit, une bouchée au kichk fait remonter le temps avec un subtil goût de terroir.

En faisant le tour des tables, les élèves du Petit Collège se régalaient, certains mordait dans une bouchée de Chawarma, d’autres ont commencé leur repas, comme le veut l’étiquette, par le taboulé.

Se déplaçant de table en table, les responsables, les mamans volontaires et la petite armée des travailleurs de la cantine se sont partagées les rôles, souvent coiffés de notre joli couvre-chef couleur lie de vin.

Dans le brouhaha des conversation et le cliquetis de la vaisselle, pas moyen d’écouter de la musique ! M’approchant des élèves, j’en ai entendu deux fredonner timidement Koulouna…

Pari réussi, puisqu’à la fin du repas, le père recteur, les préfets et d’autres responsables ont fait honneur à cette table libanaise.

À la prochaine, bientôt j’espère !

N.C.

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