Elèves de Première : interprétation des tests de motivation et d’intelligence

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Intelligences multiples et Différentes motivations

Pourquoi a-t-on intérêt à connaître ses formes d’intelligence  et ce qui motive nos façons de travailler et d’agir ? Pourquoi les élèves de Première ont-ils été invités au mois de janvier à effectuer un test dans ce sens ?

Parce que c’est très utile pour choisir une orientation professionnelle, vu que l’on est forcément plus à l’aise et que l’on réussit mieux dans une activité qui sollicite de manière prioritaire nos meilleures aptitudes et qui répond à nos motivations profondes.

Chacun de nous a en lui des réserves d'énergie -qu’on appelle motivations - et qui ne demandent qu'à s'investir dans les réalisations les plus variées. Ces forces intérieures ressemblent un peu à des ressorts prêts à se détendre. Seulement voilà : les ressorts de motivations sont différents d'une personne à l'autre.

Si aucune motivation n'est meilleure ou supérieure aux autres, tout le monde n'est pas motivé de la même façon par le sport, la création artistique, le service des autres, l'organisation...Aussi, quand on cerne ses motivations et que l’on choisit un type de métier ou de carrière qui en tienne compte, on a beaucoup plus d’énergie et de plaisir à travailler.

Mieux encore, en s’intéressant à une profession, il convient de chercher à savoir quelles formes particulières d’intelligence cette profession exige pour les développer grâce aux différentes pistes proposées.

On a longtemps considéré l’intelligence comme une capacité mentale unique, un peu comme un ordinateur central qui piloterait toutes nos actions. Aujourd’hui, on sait que tout se passe comme si nous avions plusieurs ordinateurs internes qui interviennent successivement dans diverses situations de notre vie. 

Prenons l’exemple d’un élève de Première qui présente son TPE devant un jury. Cet élève exploite au moins son :

  • intelligence verbale-linguistique en expliquant son travail
  • intelligence logico-mathématique en suivant une certaine logique dans l’enchaînement des idées
  • intelligence corporelle-kinesthésique en occupant l’espace de manière adaptée
  • intelligence interpersonnelle en s’adaptant à une situation stressante et en adaptant son discours à son auditoire

Nous avons tous plusieurs formes d’intelligence, mais nous en développons davantage 3 ou 4 des huit. Le système scolaire quant à lui, sollicite et évalue essentiellement deux d’entre elles : l’intelligence verbale-linguistique et l’intelligence logico-mathématique. Comme de nombreuses activités de la vie quotidienne et professionnelle sollicitent avant tout la logique et l'expression, les élèves ont tout intérêt à développer ces deux formes d’intelligence, quel que soit le score obtenu au test.

 

Intelligences multiples

 

 

A. L'intelligence verbale-linguistique

B. L'intelligence logico-mathématique

C. L'intelligence corporelle-kinesthésique

D. L'intelligence visuelle / spatiale

E. L'intelligence musicale / rythmique

F. L'intelligence des autres ou interpersonnelle

G. L'intelligence de la conscience de soi ou intrapersonnelle

H. L'intelligence naturaliste

 

 

A. L'intelligence verbale-linguistique

C ‘est la capacité à utiliser les mots efficacement, oralement ou par écrit.

 

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • prend plaisir à lire et/ou à écrire
  • possède un vocabulaire précis et riche ; parle et s’exprime avec fluidité
  • apprécie les subtilités de grammaire et de compréhension ; orthographie facilement
  • aime faire des jeux à base de mots (scrabble, ruzzle, etc.)
  • comprend et apprécie les jeux de mots, les calembours, les devinettes
  • raconte et explique bien

Pour apprendre, l’élève:

  • résume avec ses propres mots les résultats importants
  • fait facilement des fiches de synthèse
  • définit les mots-clés du sujet

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée chez un élève, il peut facilement se retrouver en situation d’échec scolaire parce que la plupart des systèmes d’enseignements se basent sur cette forme d’intelligence.

Des manques dans cette capacité à mettre en mots sa pensée peuvent également créer le sentiment d’être incompris (en particulier face à ceux qui maîtrisent mieux cette intelligence) et engendrer parfois des réactions de violence.


Pistes pour favoriser l’intelligence verbale-linguistique 

  • lire
  • argumenter
  • faire des discours ou des présentations orales, des comptes rendus, des jeux de mots…

Quelques professions où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les poètes, les orateurs, les hommes politiques, les publicitaires, les journalistes, etc.

 

B. L'intelligence logico-mathématique

C’est la capacité à calculer, quantifier, résoudre des problèmes mathématiques, émettre des hypothèses, être à l’aise avec l'abstrait, les symboles et les signes mathématiques.
C'est posséder une pensée déductive (un fait en entraîne un autre) et aimer les problèmes impliquant la logique.

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • aime résoudre des problèmes à forte composante logique
  • met les problèmes sous forme mathématique pour les résoudre
  • aime faire du calcul mental
  • aime les structures logiques, et aime expérimenter d’une manière logique
  • veut des raisons à tout, recherche les relations de cause à effet
  • prévoit, pose des hypothèses et les teste
  • travaille de façon méthodique, ordonnée et rigoureuse
  • établit un emploi du temps, un programme de révisions
  • décompose une tâche en parties successives et fixe un ordre de priorité
  • aime jouer à des jeux de stratégies

Pour apprendre, l’élève:

  • planifie son travail
  • fait appel à la logique
  • établit une liste de questions reliées au sujet à étudier

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée chez un élève, il peut facilement se retrouver en situation d’échec scolaire parce que la plupart des systèmes d’enseignements se basent sur cette forme d’intelligence. De plus, on a du mal à organiser des tâches complexes, à donner un ordre de priorité à une succession d’actes ; à comprendre le sens d’une démarche scientifique, à comprendre la signification d’un phénomène ; à démonter un appareil ou un processus pour en comprendre les parties ; à utiliser le raisonnement déductif ; à se servir d’appareils fonctionnant avec une grande logique (comme un ordinateur).


Pistes pour favoriser l’intelligence logico-mathématique

  • travailler sur ordinateur, apprendre à programmer
  • résoudre des énigmes, des problèmes, déchiffrer des codes, faire des calculs et des jeux de chiffres
  • s'informer sur les sciences

Quelques professions  où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les mathématiciens et les scientifiques, les ingénieurs, les enquêteurs, les juristes, etc.

 

C. L'intelligence corporelle-kinesthésique

C'est la capacité à utiliser son corps pour communiquer, à manipuler des objets délicats et à réussir des mouvements très précis.

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • met en scène une idée, une opinion ou un sentiment
  • utilise dans différentes circonstances le langage corporel
  • a une bonne coordination et contrôle bien les mouvements de son corps
  • aime manipuler les objets
  • aime les activités physiques : sport, danse, arts dramatiques
  • communique l'information en montrant ou en construisant un modèle

Pour apprendre, l’élève:

  • révise mentalement en marchant
  • apprend mieux en bougeant, en expérimentant par soi-même

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée, l’enfant et l’adulte risquent de ressentir leur corps comme une gêne dans de nombreuses circonstances de la vie courante.

Pistes pour favoriser l'intelligence corporelle-kinesthésique.

  • prendre part à des excursions, des voyages d’études
  • s’étirer, faire des jeux de rôles, du théâtre, de l’exercice physique, bricoler, danser…

Quelques professions  où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les athlètes (un footballeur professionnel a ce talent avec la maîtrise de ses jambes par exemple), les danseurs, mais aussi les personnes qui font preuve, dans l’exercice de leur profession, d’
une certaine habileté manuelle comme les chirurgiens, les dentistes, les artisans, les artistes, les mécaniciens, etc. On la retrouve aussi au niveau des professions qui exigent une certaine aisance corporelle comme les comédiens, les hommes politiques, les orateurs, les avocats, etc.     

 

D. L'intelligence visuelle / spatiale

C'est la capacité de penser en trois dimensions (percevoir le monde visible avec précision dans ses 3 dimensions), de raisonner de façon spatiale, de manipuler des images graphiques et de voir des actions en images visuelles de façon mentale.

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • utilise des supports visuels (affiche, PowerPoint, etc.), pour exprimer une idée ou une opinion
  • donne la vue globale de la notion étudiée
  • réalise des montages ou de petits films
  • explique en faisant un croquis, un graphique ou en dessinant
  • a un bon sens de l’orientation
  • lit facilement les cartes, les diagrammes, les graphiques
  • est capable de reconnaître un objet vu sous différents angles
  • perçoit d'une manière très précise les plus petits détails visuels
  • aime l’art visuel sous toutes ses formes : dessiner, peindre, sculpter, modeler

Pour apprendre, l’élève:

  • utilise des images, des schémas
  • imagine en visualisant mentalement et en se basant sur les formes et les couleurs
  • convertit des mots, des idées, des impressions en images mentales

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée on peut avoir des difficultés dans les processus de mémorisation et de résolution de problèmes, parce que les images produites dans le cerveau aident à la pensée et à la réflexion. Pour beaucoup de scientifiques célèbres, leurs découvertes les plus fondamentales sont venues de modèles spatiaux et non de raisonnements mathématiques.

Pistes pour favoriser l’intelligence visuelle / spatiale

  • l’art, la pratique des sports d’équipe
  • la réalisation de supports graphiques, montage de films
  • pratique de la planche à voile et sports de glisse
  • sculpture, danse, vélo, peinture
  • certains jeux  (hidden figures, où est Charlie, les 7 différences, etc.)

Quelques professions où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les architectes, les paysagistes, les peintres, les sculpteurs, les décorateurs, les metteurs en scène, mais aussi au niveau des professions qui exigent un sens de l’orientation et la capacité de se repérer selon des cartes, comme les pilotes de l’air, les navigateurs en mer, etc.

 

E. L'intelligence musicale / rythmique

C'est la capacité de discerner des rythmes, des timbres sonores, de percevoir des sons, de rendre des émotions en musique, d’écrire des partitions… 

On
la reconnaît chez l’élève qui :

  • fredonne souvent, bat du pied, tape du crayon en travaillant
  • se met à danser sur le moindre rythme
  • aime inventer des airs et des mélodies
  • se souvient facilement de chansons et de rythmes
  • est capable de chanter juste, de garder un tempo
  • est sensible aux émotions de la musique, au son des voix et à leur rythme
  • est sensible à tous les types de sons non verbaux et aux bruits de la vie
  • apprécie, comprend et peut avoir des opinions sur la musique
  • saisit facilement les accents d’une langue étrangère
  • joue d’un instrument de musique ou fait partie d’une chorale ou d’un orchestre

Pour apprendre, l’élève:

  • retient définitions, règles, mots-clés sous forme rythmée
  • met des informations importantes sous forme de musique
  • écrit une chanson, un rap, un poème, pour résumer ce qu’il a appris

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée, on perd une partie des richesses transmises par les sons (musique ou variations du langage). On a certaines difficultés au niveau de l’apprentissage des langues étrangères.

Pistes pour favoriser l’intelligence musicale / rythmique

Garder le rythme, assister à des concerts, chanter, jouer d’un instrument…

Quelques professions où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les musiciens (compositeurs, exécutants, chefs d’orchestre), et chez tous les " techniciens du son " (ingénieur du son, fabricant d’instruments de musique, accordeurs). On la retrouve aussi au niveau des professions qui exigent une certaine gymnastique linguistique (traducteurs, interprètes, guides touristiques) et les professions liées au monde de l’audiovisuel (réalisation, montage, doublage, etc.)

 

F. L'intelligence des autres ou interpersonnelle

C'est la capacité de bien interagir avec les autres, de percevoir leurs humeurs, intentions, motivations et émotions, d’être sensible aux messages gestuels et de pouvoir s’adapter selon les contextes. 

On
la reconnaît chez l’élève qui :

  • entre facilement en relation, s’intègre et s’adapte facilement
  • a souvent une grande facilité à s'exprimer
  • prend volontiers la place de leader, sait motiver les autres pour agir
  • aime être avec les autres et a beaucoup d’amis
  • aime les activités de groupe et travaille bien avec d’autres élèves
  • aime résoudre les conflits, jouer au médiateur et trouve des solutions aux problèmes des autres
  • préfère les situations gagnant/gagnant
  • perçoit les motivations et les intentions des autres
  • est sensible au langage non-verbal

Pour apprendre, l’élève:

  • réalise des projets de groupe
  • propose et s’adonne à  des activités où il est nécessaire de s’appuyer sur d’autres personnes pour réussir un projet (partage, coopère)
  • organise des discussions sur le sujet étudié
  • explique et se fait expliquer
  • interviewe des spécialistes du sujet

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée il y a risque d’enfermement de la personnalité ; on se coupe du plaisir d’être avec les autres, de travailler ensemble ; on perd les richesses issues du travail en coopération. On risque de devenir aigri, misanthrope, et de critiquer l’humanité dans son ensemble

Pistes pour favoriser l’intelligence interpersonnelle

  • cultiver ses amitiés, conseiller des amis
  • mener des discussions
  • diriger des projets
  • s'engager dans des associations ou dans des mouvements

Quelques professions  où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les politiciens, les enseignants et les formateurs, les consultants et les conseillers, les vendeurs, les personnes chargées des relations publiques et dans toutes les professions où le relationnel et la communication sont importants (psychologie, certaines spécialités de la médecine, droit, etc.), mais aussi dans les professions qui exigent une certaine dimension de manipulation (la publicité ou la politique par exemple.)

 

G. L'intelligence de la conscience de soi ou intrapersonnelle

C'est la capacité de bien se connaître, de comprendre ses émotions, d’analyser sa démarche personnelle.

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • a une bonne connaissance de ses forces, faiblesses, talents et capacités
  • est capable de poser des objectifs réalistes
  • sait poursuivre un objectif personnel et se motiver
  • fait preuve d'autodiscipline et d’autocritique
  • réfléchit à ses actions et tire profit d'une expérience vécue (positive ou négative)
  • apprécie la solitude, privilégie la réflexion
  • préfère travailler seul
  • est intéressé par la réflexion philosophique
  • est difficile à influencer

Pour apprendre, l’élève:

  • travaille seul et apprend selon son propre rythme
  • a besoin d’avoir son espace personnel pour travailler
  • analyser la manière dont on a acquis l’information
  • favorise des temps de réflexion silencieuse, de concentration
  • fait une recherche personnelle sur le sujet étudié
  • se fixe des objectifs et développe des plans de progression, avec des buts clairs, raisonnables et mesurables

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée on a du mal à tirer partie des expériences, à réfléchir sur ce qui a bien marché et comment améliorer ce qui a moins bien marché ; à prendre le contrôle de sa vie, de son apprentissage, à se donner des buts ; on est plus sensible à l’opinion des autres ; on cherche (et on trouve) un responsable extérieur à ses échecs.

Pistes pour favoriser l’intelligence intrapersonnelle

  • réfléchir avant d’agir
  • partir de ses propres objectifs et intérêts pour prendre une décision
  • méditer, se réserver des temps de solitude

Quelques professions  où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les " sages ", les philosophes, les mystiques mais aussi chez toutes les personnes qui exercent un poste de dirigeant, ou qui sont responsables d’un projet.

 

H. L'intelligence naturaliste

C'est la capacité d'être attentif au monde vivant, aux espèces animales, végétales, d'observer les espèces, de comprendre les écosystèmes... C'est aussi la capacité à reconnaître et à classer, à identifier des formes et des structures dans la nature, sous ses formes minérale, végétale ou animale.

On 
la reconnaît chez l’élève qui :

  • est sensible au monde des plantes et des animaux, aux formes de la nature
  • est sensible à son environnement naturel, cherche à l’améliorer, le défendre
  • sait tirer partie de la nature (jardinage, chasse, pêche, etc.)
  • se passionne pour le fonctionnement du corps humain
  • sait observer, organiser des données, sélectionner, regrouper, classifier
  • a une bonne conscience des facteurs sociaux, psychologiques et humains

Pour apprendre, l’élève:

  • recherche la structure interne d'un phénomène, d'un processus, d'une machine, d'une construction
  • regroupe des éléments selon certaines caractéristiques communes
  • fat des analogies avec des processus naturels (fonctionnement du corps humain, comportements des animaux, etc.)
  • observe la nature et aime faire des expériences scientifiques

Quand elle fait défaut

Si elle n’est pas suffisamment développée, la personne manque de curiosité et a tendance à accepter certaines théories ou phénomènes sans se poser de questions, rechercher des explications plausibles ou s’assurer de la validité des informations.

Pistes pour favoriser l’intelligence naturaliste

  • Se promener
  • développer le sens de l'observation...

Quelques professions  où cette forme d’intelligence est particulièrement importante

Elle est particulièrement développée chez le naturaliste, qui sait reconnaître et classifier les plantes et les animaux ; chez tous ceux qui s’intéressent au fonctionnement de la nature, du biologiste au psychologue, du sociologue à l’astronome.

 

 

Motivations

  1. Devenir un spécialiste
    Certains vont aimer se spécialiser dans un secteur ou un type de travail qui les passionnera. Ils auront envie d'approfondir toujours plus leurs connaissances et rêveront de devenir des experts dans ce domaine. En informatique, en mécanique, en techniques de vente, en chirurgie ou en histoire, peu importe. Ce qui les motivera le plus dans une entreprise, ce ne sera pas forcément de gagner toujours plus d'argent ou de devenir dirigeant, mais d'être toujours plus reconnus dans leur secteur, de recevoir des récompenses ou des félicitations d'autres spécialistes. 
Comment savoir si vous avez cette vocation de spécialiste ? Vous pouvez déjà vous demander si vous aimez étudier une question à fond, ou si vous préférez toucher à plusieurs sujets. Le "spécialiste expert" est souvent assez perfectionniste : dans ses études ou son travail, il a souvent l'impression qu'il ne va pas au bout des choses et qu'il aimerait y passer plus de temps. 

    Le type d'études qui peuvent vous convenir : des filières technologiques assez pointues que vous poursuivrez aussi loin que vous le pourrez, des écoles spécialisées dans votre discipline après le bac, un cursus en université jusqu'au master ou au doctorat. 

    Types de débouchés : la recherche et le développement, l'enseignement, l'expertise technique, un poste de responsabilité dans votre domaine de compétence, un poste de formateur.
  2. Devenir dirigeant
    Vouloir exercer de hautes responsabilités et être le manager de l'entreprise... C'est le rêve de nombreuses personnes, jeunes ou moins jeunes. Pourtant cette motivation ne correspond vraiment qu'à ceux qui ont les talents et les qualités pour exercer ce type de postes. Le dirigeant assume en effet de lourdes responsabilités. Il doit avoir une bonne appréciation de la situation de son entreprise et un grand esprit de synthèse. Comme un capitaine à la barre, il doit fixer le bon cap et donner ses orientations à tous. Egalement savoir motiver ses équipes et tirer le meilleur de tous les spécialistes qui l'entourent. Pour avancer, il doit souvent prendre des décisions difficiles et gérer les conflits inévitables. 
Après avoir exercé quelques responsabilités, beaucoup se rendent finalement compte qu'ils ne sont pas faits pour ce type de mission : ils ne supportent pas le stress ou n'arrivent pas à gérer les relations avec leurs équipes par exemple. Ils découvrent qu'ils sont plus à l'aise dans un travail d'expert, ou une mission indépendante. Celui qui a un vrai profil de manager au contraire, prend plaisir à exercer ces responsabilités délicates. Il est motivé par les enjeux importants de son travail. Il aime entraîner avec lui un grand nombre de gens, animer des réunions, devoir décider. Il a l'impression qu'il ne pourra s'épanouir que s'il est à la tête, sinon il craint de s'ennuyer. 
Comment savoir lorsqu'on est encore jeune si l'on a des qualités pour la direction et le management ? Beaucoup ne découvrent leurs talents sur ce plan qu'en commençant leur vie professionnelle : ils se rendent compte qu'un travail trop spécialisé ne les intéresse pas et qu'ils se sentent enfermés, alors qu'ils sont beaucoup plus à l'aise dans des fonctions de coordination et de direction de programme. Certains tempéraments de "chefs" cependant, se révèlent assez jeunes : ils aiment être leader de leurs groupes d'amis, prendre la tête d'une activité, d'une association. C'est pourquoi les recruteurs accordent tant d'importance à la mention de ces activités sur les CV. 
Le type d'études qui peuvent vous convenir : des écoles d'ingénieurs ou de commerce généralistes plutôt que spécialisées, des études qui mêlent les sciences, l'économie et les sciences humaines, des expériences (stages) qui vous apprennent à travailler en équipe, à bien vous connaître, à communiquer.
  3. Etre indépendant, avoir de l'autonomie
    Certains vont avoir plus que tout besoin de se sentir libres et autonomes. Ce qui les motivera, c'est un travail dans lequel ils pourront s'organiser comme ils le veulent, avec beaucoup de souplesse dans leurs méthodes, leurs rythmes, ou leurs horaires. Ils préfèreront avoir moins de responsabilités, mais plus d'autonomie. Ceux qui ont ce genre de motivation ont en général une assez grande confiance en eux et un esprit indépendant : ils ont plus de mal que d'autres à accepter les contraintes et les consignes données dans les grandes organisations. Ils aiment aussi pouvoir prendre beaucoup d'initiatives. Vous avez du mal à "rentrer dans le moule" et à suivre les règlements ? Vous n'aimez pas qu'on vous dicte votre façon de faire ou de penser ? La recherche de l'indépendance et de l'autonomie peut devenir le ressort de votre carrière, à condition que vous ayez une solide formation professionnelle : que vous soyez en entreprise ou à votre compte, vous devrez en effet prouver que vous êtes capables d'atteindre vos objectifs en étant autonome.
    Types de débouchés : consultant indépendant, chargé de mission, responsable d'un département de recherche, enseignant, profession libérale, chef d'une PME, commercial chargé de développer les ventes d'un produit, responsable d'une unité assez isolée sur le plan géographique (pays, région)...
  4. Trouver un poste stable et sécurisant
    Pour certains au contraire, il sera primordial d'avoir un travail stable qui leur permette de vivre paisiblement ainsi que leur famille. Ils rechercheront à avoir une certaine sécurité de l'emploi et de bons avantages sociaux. Ils apprécieront les postes dans lesquels les objectifs à atteindre sont clairement définis, et inversement ils ne seront pas à l'aise dans des lieux où les exigences sont floues et risquent de les mettre en danger. 
Celui qui recherche cette stabilité n'est pas pour autant un "pantouflard" ou un paresseux : il peut s'attacher à l'entreprise ou l'administration qui l'emploie très loyalement, et faire son travail avec beaucoup de conscience professionnelle. S'il a le choix, il préfèrera rester dans la même entreprise et attendre une promotion ou un changement de poste plutôt que de partir dans une autre entreprise occuper un poste plus intéressant ou présentant un plus fort "challenge". Il pourra ainsi gagner en ancienneté et en expérience, ce qui sera très précieux pour ses employeurs.
    Types de débouchés : 
toutes les carrières de fonctionnaires dans l'administration, l'enseignement, mais aussi des postes dans de très grands groupes privées ou semi-publics
  5. Créer votre entreprise, devenir entrepreneur
    Certains, et cela dès la jeunesse, rêvent de créer leur propre "affaire". Ils ont une âme d'entrepreneur et sont prêts à faire de nombreux sacrifices pour y arriver : prendre des risques, accumuler des dettes, passer tout leur temps libre pour faire aboutir leur idée. L'objectif qui mobilise toutes leurs énergies, c'est d'arriver à faire vivre et réussir leur entreprise : ils voudront donc gagner de l'argent, non forcément pour le confort et les biens que cela pourrait leur procurer, mais comme preuve de leur réussite. Ils ne trouveront pas d'intérêt réel à un poste stable de salarié dans une entreprise : pour eux, ce type de poste ne peut être qu'une solution d'attente ou de nécessité, ou une façon d'acquérir de l'expérience ou d'accumuler un capital avant de se lancer. Dès qu'ils le pourront, ils n'hésiteront pas à prendre le risque de démissionner pour voler de leurs propres ailes. Les créateurs d'entreprise ont souvent eu autour d'eux, dans leur famille ou leur entourage, l'exemple d'autres entrepreneurs. Et ils ont intégré leur "philosophie" : mieux vaut forger soi-même sa réussite que l'attendre des autres.
  6. Servir les autres, se dévouer à une cause
    A travers votre travail, vous voulez faire du monde un endroit où il fasse meilleur vivre ? Résoudre les problèmes d'environnement, porter secours aux populations les plus défavorisées, lutter contre les inégalités, défendre la cause de la vie ou trouver des médicaments pour lutter contre certaines maladies ? Si ce but est pour vous le plus important par rapport aux autres motivations, alors vous allez chercher à exercer un travail qui vous permette de vivre ce service ou ce dévouement à votre cause. Vous serez prêt à refuser un poste ou à quitter une entreprise si le travail y est contraire aux valeurs que vous voulez défendre. Et inversement, vous vous sentirez pousser des ailes pour un travail qui vous semblera profondément utile à votre cause. Le salaire, la sécurité de l'emploi, vous paraîtront moins importantes. Vous accepterez néanmoins des postes de cadres s'ils vous permettent de faire avancer vos idées et vous donnent une plus grande autonomie d'action.
    Types de carrières qui vous conviendraient : les métiers directement liés au service des autres (professions de santé), à l'aide sociale (éducateur, assistant social), à la relation personnelle (psychologue, avocat), à la justice et au maintien de l'ordre et de la sécurité (policier, juge, militaire) mais aussi un grand nombre d'autres métiers ou spécialités qui peuvent être investis dans le sens du service : logisticien, gestionnaire, financier, manager, technicien, etc. Le choix de l'entreprise, de la mission et la façon de l'exercer importeront plus alors que le métier.
  7. Relever des challenges, gagner des compétitions
    Si vous êtes amateurs de "missions impossibles", que vous aimez vaincre les obstacles et gagner des paris difficiles, alors, vous êtes sans doute un "challenger", un battant. Votre motivation sera stimulée par le fait que l'on vous confiera des missions délicates, des objectifs devant lesquels d'autres ont échoué ou dont les enjeux sont très importants. Doubler votre portefeuille de clients, sauver une entreprise de la faillite, résoudre un problème technique ardu en un temps limité, dénouer un conflit social, etc. Plus la barre sera haute, plus vous serez excité et motivé. Loin de vous décourager, le challenge décuplera vos énergies et vos potentialités. Par contre, vous risquez de vous ennuyer dans un travail ne comportant pas ou peu de challenges, ou dans lequel les situations à résoudre manqueraient de variété. Car même si vous arrivez à résoudre des problèmes très pointus, vous n'avez pas l'âme d'un spécialiste (voir la première motivation) ou d'un technicien car vous appréciez de passer d'un secteur à l'autre pour trouver des solutions. 

    Types de débouchés pouvant convenir : Des carrières de sportifs professionnels, d'artistes de haut niveau, de commerciaux spécialisés dans la vente, de consultants en stratégie et en management.