Septième levée de fonds du « Jamhour Alumni US » au profit des élèves en difficulté financière

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L'Orient-Le Jour
Liban - Solidarité
Par Sylviane ZEHIL | mardi, novembre 16, 2010

On reconnaît M. Michel Eddé et Karim Awad, président de JAUS. (DR)
On reconnaît M. Michel Eddé et Karim Awad, président de JAUS. (DR)

Pour son septième événement de levée de fonds, Jamhour Alumni US (JAUS) a rendu hommage cette année au Dr Joseph Aoun (promo 70), PhD en linguistique et philologie, de renommée internationale, et président de la Northeastern University à Boston. Le dîner de gala s'est déroulé samedi dernier au prestigieux University Club de New York en présence de la fine fleur de la communauté libanaise de New York composée d'anciens de Jamhour et d'amis devenus une puissance active dans le monde de la banque, de la finance, des affaires, de la médecine et de la recherche.

Orchestrée par un solide comité composé de Karim Awad, actuel président, du Dr Gabriel Sara, (ex-président et membre fondateur), du Dr Christian Rizk (membre fondateur), de Bud Zehil (membre fondateur) et de deux nouvelles recrues superefficaces, Élias Sayegh et Nabil Bejjani, cette manifestation a été planifiée d'une main de maître par Nada Sara, nouvellement désignée pour mettre sa touche personnelle et organiser les évènements de JAUS. Fidèle à sa devise « Une nation éduquée ne meurt jamais », Jamhour Alumni US a atteint cette année encore son objectif, à savoir de quoi offrir à 59 élèves la possibilité de couvrir leurs frais scolaires pour l'année 2011-2012.
Plus de 130 personnes ont assisté à cet évènement, dont le très révérend Gregory J. Mansour, évêque du diocèse St-Maron de Brooklyn, le consul général de Turquie à New York, Mehmet Samsar, et son épouse Feruza, le consul général de la Confédération suisse, l'ambassadeur François Barras, tout fraîchement débarqué à New York après Beyrouth où il a vécu des moments « heureux », le consul général du Liban à New York, Antoine Azzam, et le secrétaire général de l'Amicale de Jamhour, Nagy Khoury, ainsi que Ray et Carmen Debbané, Joe et Claude Audi, le Dr Nagy Bustros, ancien président de JAUS, Rémy Jahel, Fouad Sawaya, Amira et Jim Luikart, le Dr Fady et Leyla Attieh, le Dr Nabil et Mona Hussami, le Dr Jacques et Randa Tohmé, le Dr Rachid et Roula Baddoura, le Dr Michel et Hoda Kassouf, le Dr Edgar et Denise ech-Chaar, Denise Maroney, Charbel et Nicholas Tagher, Joumana Tagher, Nicolas et Nadine Sayegh, le Dr Donald Eddé, Ghassan Bejjani et son épouse, Nabil et Joyce Bejjani, et Nabil Abou Charaf.

En parfait maître de cérémonie, le Dr Gabriel Sara a donné d'emblée le ton en présentant les différents intervenants tout en orchestrant le timing. Comme chaque année, l'ancien père recteur et aumônier du collège, le révérend père Jean Dalmais, a invité les participants à la prière récitée en arabe. Prenant à son tour la parole, le nouveau président Karim Awad a dressé un tableau financier sur les activités de l'organisation avec une importante annonce. « Je suis heureux de vous annoncer que vos contributions depuis 2004 ont permis à notre organisation de financer l'école avec 907 000 de dollars parrainant 286 boursiers. Avec les donations collectées cette année, nous avons dépassé le million de dollars de contribution et le parrainage de 345 boursiers. » Ensuite, le recteur du collège, le révérend père Bruno Sion, a présenté « l'actualité de Jamhour pour garder le contact avec votre alma mater ».

Michel Eddé : « Le Liban, une démocratie unique de coexistence »

Une surprise pour les jamhouriens. Cette année, Michel Eddé, ex-ministre et président de l'Amicale des anciens de Jamhour, « globe-trotter » infatigable et totalement dévoué à la cause du collège, a pu assister à cet évènement. S'adressant à l'audience en anglais, ce passionné du Liban a rendu hommage à la « démocratie libanaise, la meilleure au monde, unique en son genre et modèle de coexistence entre les 18 communautés ». Il a rappelé qu'au Liban, chrétiens et musulmans vivent en bonne harmonie. La preuve ? « Nous nous sommes mis d'accord avec le Premier ministre Saad Hariri de déclarer le 25 mars, jour de l'Annonciation de la Vierge Marie, journée nationale, » a-t-il indiqué.

Enfin, pour présenter le Dr Joseph Aoun, le comité a choisi Nada Assaf-Anid, PhD en génie de l'environnement de l'Université de Michigan, une autre célébrité du monde de l'éducation. Le Dr Sara a vanté avec brio les qualités de cette première femme doyenne de la faculté d'ingénierie et des sciences informatiques de NYIT, qui supervise 77 facultés de génie et sciences informatiques, et près de 1 700 diplômés et futurs étudiants sur les campus situés à Manhattan et Old Westbury, au Moyen-Orient et en Chine.

 

Joseph Aoun : « Une organisation pour aider à rebâtir le Liban »

Linguiste de renommée internationale, le Dr Joseph E. Aoun est depuis 2006 le septième président de Northeastern University, à Boston, où il élabore une vision pour l'université basée sur plusieurs atouts uniques, y compris ses programmes d'éducation expérimentale, son succès dans les domaines de la recherche interdisciplinaire et les bourses d'études, ses partenariats multiples avec Boston, ainsi que la transformation rapide de l'université et son impact mondial. Toujours sur sa lancée, il démarre un processus de planification à l'échelle académique axée sur l'excellence dans les domaines-clés de l'apprentissage par l'expérience, la recherche fondamentale, et la sensibilisation urbaine et globale, créative, esthétique et éthique. Catalyseur pour le changement, il n'hésite pas à réunir professeurs, élèves, conseils d'administration et amis pour développer une vision partagée du futur. Un élément-clé de cette vision est de mobiliser l'institution à le recherche des opportunités pour les bourses d'études à travers les frontières traditionnelles des disciplines académiques. Cette approche est devenue le label de Northeastern University.

Joseph Aoun reconnaît l'importance de « l'impact de l'éducation jésuite » à Jamhour sur sa vie et sa carrière. « Le père Dalmais était mon recteur », dit-il. Arrivé à Los Angeles avec son épouse Zeina, ses deux fils reçoivent à leur tour « l'éducation jésuite de Loyola ». Pour lui, c'est par la création d'une plateforme locale et par le rôle de la diaspora dans l'éducation au Liban que l'on peut venir en aide au pays du Cèdre ». « Que peut faire le Liban? » s'interroge-t-il. Il y répond en indiquant qu' « il y a beaucoup d'opportunités dont le Liban n'est pas en train de profiter. Nous assistons de plus en plus à une grande demande pour une éducation supérieure, comme on le constate en Inde, en Chine, aux États-Unis et maintenant en Turquie. L'éducation est en train de devenir multinationale. Le Liban est riche en universités, mais ces universités demeurent locales. Elles n'offrent pas uniquement un enseignement, elles font la promotion du savoir et de l'économie, affirme-t-il. Nous n'avons pas d'universités au Moyen-Orient vouées à la recherche, et pourtant, nous avons les moyens de le faire au Liban », assure-t-il. Via la diaspora, précise-t-il. « Je ne vous demande pas de retourner au Liban. Nous avons besoin de créer une communauté virtuelle qui inclut toutes les professions et la recherche, de créer un réseau et une plateforme technologiques, précise-t-il. Nous avons besoin d'un travail de recensement des chercheurs et des entrepreneurs de la diaspora qui lancent des industries de pointe. Créons tous ensemble une organisation formée de chercheurs, d'entrepreneurs parmi la diaspora qui pourront aider à bâtir et à rebâtir le Liban », a-t-il lancé.

Le conseil de « JAUS » s'est assigné, cette année, l'objectif d'offrir des bourses à 59 élèves dont les noms ont été proposés par le collège. Créé en 2004, le Jamhour Alumni US Inc. (JAUS) est une organisation à but non lucratif, enregistrée dans l'État de New York, ayant pour but d'aider le collège dans sa mission éducative. Ses objectifs sont de créer un lien entre les anciens jamhouriens aux États-Unis et d'organiser des événements de levée de fonds qui serviront à financer les frais scolaires d'enfants de familles en difficulté et d'aider le collège en général.