Message du recteur pour la rentrée 2018 (10 septembre 2018)

Pour l’ouverture de cette année scolaire 2018-2019, le P. Charbel Batour a délivré un message fort, à la fois pragmatique et optimiste.

Se basant sur le thème « Les réseaux sociaux et la vie privée, quelle communication ? », le Père Batour a abordé le fléau que peut devenir l’usage immodéré des réseaux sociaux, notamment dans l’amalgame que jeunes et adultes risquent de faire entre le privé et le public, entre la vie réelle et la vie virtuelle. Sans diaboliser pour autant le recours aux médias, le père recteur a souligné l’importance de la discrétion, invitant chacun au discernement et au respect de la vie privée [Thème de l'année 2018-2019].

Le Recteur a également soulevé la question des addictions, invitant les éducateurs à la plus grande vigilance, il a dénoncé l’accès facile aux jeux vidéo de tout genre, aux diverses drogues, demandant à chacun des acteurs de la vie scolaire d’être attentif à chaque élève confié au Collège.

Nous du Collège n°289, juillet 2018

[Nous du Collège n°289, juillet 2018 (entier) : version consultable en ligne, cliquez]
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Nous du Collège n°289, juillet 2018

La joie des vacances, la joie de l’achèvement

L’année scolaire 2017-2018 touche à sa fin. Quand ce numéro du Nous du Collège sera entre les mains de nos lecteurs, les élèves et les enseignants seront pratiquement en vacances. Les vacances, certes, sont plus qu’attendues après quelques mois de travail et parfois de tensions scolaires et institutionnelles. L’idée d’avoir un temps ouvert, l’idée d’avoir un temps vacant, un temps où rien n’est programmé, ni le réveil le matin, ni les cours à assurer ou à suivre, ni des devoirs ou des évaluations à faire ou à corriger, ce temps est sûrement une source de repos et une source de joie.

Mais cela va sans dire qu’il y a joie et joie. Nous pouvons être tentés d’appeler joie n’importe quel sentiment de bonheur passager ou de plaisir éphémère, alors que la joie implique un bonheur et des plaisirs vécus. Le contraire est loin d’être vrai. Dans tous les cas, nous soulignons depuis des années que, dans notre communauté, nous ne sommes plus d’accord sur ce que nous voulons dire par le mot « joie », qui risque d’être une source supplémentaire d’ambiguïté et d’incompréhension entre nous. J’ose dire qu’autour de ce concept de joie nous pouvons noter une divergence dans les valeurs auxquelles nous sommes attachés. Autrement dit, de la définition de la joie dépend notre échelle de valeurs. Pour cette raison, ce sujet me semble de première importance. Il y a quelques années, nous avons pris la joie à l’école comme le thème de toute une année scolaire et nous avons essayé de définir les lieux concrets de la joie à l’école, et les difficultés qui nous empêchent parfois de vivre cette joie qui demeure ce que chaque cœur humain désire et vers lequel tout un chacun tend. Mais nous ne nous sommes pas attardés sur les ambiguïtés de la joie imaginée ou anticipée, qui diffère radicalement de la joie vécue réellement au plus intime de nous-mêmes et qui est de l’ordre du don de la vie…

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