Le Père Recteur

Intervention du R.P. Charbel Batour, S.J. au cours du XXVIème Colloque Annuel des Écoles Catholiques du Liban (03.09.2019)

Jalons pour préparer une restructuration du SGEC-L dans le paysage éducatif libanais en plein changement.

Quand j’ai reçu un coup de fil des organisateurs me demandant d’intervenir au Colloque d’aujourd’hui sur un sujet concernant le SGEC-L (Secrétariat Général des Écoles Catholiques au Liban) et sa restructuration, j’ai aussitôt accepté la demande sans réaliser ce que cela impliquerait vraiment. En prenant le temps de creuser davantage la question proposée, j’ai eu des hésitations et des craintes à ce propos. Que puis-je dire sur un sujet aussi complexe ? Comment parler d’une réforme du SGEC-L étant, moi-même, au cœur de l'action de son Conseil Exécutif ? Comment échapper à une spéculation intellectuelle qui n’aboutit pas à grand-chose ? Toujours est-il que le fait que les organisateurs aient pensé faire appel à quelqu’un pour proposer quelques jalons en vue de la restructuration du SGEC-L lève le voile sur un dysfonctionnement ou un manque ou bien une crise quelconque au sein de cette organisation. Pour cette raison, je nous invite à faire ensemble un effort de réflexion et d'autocritique à partir de ce que j’ai vu et vécu au sein même du SGEC-L à partir de l’année 2009 (l’année où la Compagnie de Jésus m’a nommé délégué de ses écoles au Liban auprès du SGEC-L). Ainsi, vais-je vous proposer 10 jalons qui serviront, je l’espère, à la réflexion et à l’action concernant la restructuration du SGEC-L.

واقع المدارس الخاصة في ظل الوضع الاقتصادي مع الاب شربل باتور

واقع المدارس الخاصة في ظل الوضع الاقتصادي مع الاب شربل باتور (تيلي لوميار 7-11-2018)

Thème de l'année

Thème de l’année 2019-2020

De la fonction positive de l’erreur

 

Comment une erreur, comprise comme écart par rapport à une règle, peut-elle avoir une fonction positive ? Comment peut-on tirer profit d’une faute dans un système scolaire qui ne fait que la sanctionner par le couperet des notes ?

L’année dernière, nous avons abordé la question de la communication, bonne et mauvaise, à travers les réseaux sociaux. Cette année, nous traitons la question de la communication d’un point de vue très particulier, à savoir celui de l’erreur. Pour mieux communiquer avec les autres, pour faciliter le contact avec eux, on doit toujours s’efforcer de respecter un ensemble de règles. Bien parler, bien écrire, bien s’exprimer font partie du but de notre éducation. Se laisser éduquer par les adultes, par les plus expérimentés parmi nous, implique le développement du potentiel multiple de l’élève avec le risque de commettre des erreurs en cours de route. Ce risque accompagne toute éducation, qu’on soit du côté des éducateurs ou de celui des éduqués. Il peut constituer une entrave réelle comme il peut devenir un moyen d’évolution et de promotion humaine.

S’instruire, se laisser éduquer, implique un apprentissage par essai et erreur, by trial and error. Être en progression, en devenir, nécessite une acceptation positive et réaliste de nos limites humaines dont l’erreur fait partie. En classe, un élève peut faire des fautes en dictée, ou mal résoudre une équation mathématique ou encore mal exécuter un exercice d’EPS. La symbolisation de cette erreur par un adulte expérimenté développe chez l’élève la conscience de cet écart par rapport à une règle. Elle met cette même règle en exergue. L’erreur indique la règle comme l’injustice, la justice et la laideur, la beauté. L’erreur acquiert une valeur positive et constructive quand elle fait naître en nous le désir de son contraire. Aussi, sera-t-elle perçue comme l’ombre du vrai et l’indicateur en creux de la vérité ; elle les fait désirer !

P. Charbel Batour, invité de l’émission Happening du 19 juillet 2018 sur la MTV.

P. Charbel Batour, invité de l’émission Happening du 19 juillet 2018 sur la MTV.
Le recteur du Collège Notre-Dame de Jamhour est interrogé sur la culture francophone et sur sa récente décoration dans l’Ordre des Palmes académiques.
La crise du secteur éducatif privé est également à l’ordre du jour.

Lien de la séquence : https://youtu.be/S5CBFNTzBWw

Discours, réponse à la décoration des Palmes Académiques (16 juin 2018)

Très Révérend Père Dany Younes, Provincial de la Province Jésuite du Proche Orient et du Maghreb,

Lettre du P.Recteur : La Parade en Terminale

Le Père Recteur
JR / 3895 / 18

Jamhour, le 16 avril 2018

À l’attention des parents des élèves du Collège Notre-Dame de Jamhour

Chers parents,

Je vous écris cette lettre pour vous faire part de la décision du Collège concernant une pratique qui date depuis plusieurs années en Terminale et que l’on a pris l’habitude d’appeler, au cours de ces dernières années, « la parade ». Vendredi dernier, 13 avril 2018, les classes de Terminale ont organisé leur parade au Collège pour marquer la fin de leurs cours en Terminale et la fin de leur parcours scolaire.

Comme vous le savez, l’école n’a jamais été très chaude pour cette pratique ; elle l’a tolérée dans les années dernières afin de canaliser la tendance excessive des élèves au débordement en fin de Terminale. Le constat que nous avons fait cette année, c’est que cette formule n’a plus sa raison d’être ; elle a atteint une limite que nous ne pouvons plus tolérer. Le Collège dit clairement aujourd’hui qu’il est incapable de gérer une telle entreprise. Dorénavant, nous ne voulons plus cautionner ce genre de débordement au sein de notre établissement, quel que soit le prix d’une telle décision !

Chers parents, nous n’avons plus les moyens de gérer de grandes masses complètement déchaînées sans recourir aux forces officielles de l’ordre, ce qui ne serait pas très élégant ni pour les élèves ni pour le Collège. Même les Scouts du Collège ont été débordés par une organisation qui les a complètement dépassés et par les exactions d’élèves qui n’ont tenu compte ni des petits ni des grands. De plus, les sommes d’argent récoltées auprès de tous les élèves du Collège (!) et dilapidées pour financer une telle activité auraient pu être dépensées pour des activités plus productives et moins nocives. Et le nettoyage du Collège, à qui donc cette tâche incombera-t-elle ? À quel prix ? Pourquoi ? Est-ce juste d’imposer une telle tâche aux femmes de ménage et aux employés étrangers ? Est-ce vraiment l’éducation que l’on veut promouvoir et dont on peut être fier ? Il y a là quelque chose de fondamental à reconsidérer !

Lettre du P.Recteur : Scolarité du 3e trimestre

Le Père Recteur
JR / 3893 / 18

Jamhour, le 10 avril 2018

Aux Parents des élèves au Collège Notre-Dame de Jamhour et au Collège Saint-Grégoire

Chers Parents,

Nous vous envoyons la facture du troisième versement de la scolarité de vos enfants pour cette année 2017-2018. Comme convenu avec le comité des parents, ce troisième versement[1] est constitué de 25 % de la scolarité de l’année dernière 2016-2017 et de la moyenne des augmentations pour cette année 2017-2018, qui s’élève à 676.000 L.L. par élève pour le CNDJ et à 670.000 L.L. pour le CSG. Cette augmentation, prévue par la loi 46/2017, ne concerne que l’augmentation du salaire de base des enseignants. Quant à l’augmentation prévue pour les 6 échelons exceptionnels[2], elle sera reportée pour l’année ou les années à venir ! Tout dépendra de la modalité de paiement que le Ministère ou le gouvernement préconisera !

Comme vous le savez, nous attendons depuis le mois de septembre 2017 une solution à ce problème que l’État libanais a créé pour tout le monde ! Jusqu’à la date d’aujourd’hui, la solution ne semble pas à portée de main. En débattant, le 29 mars dernier, du budget de l’année 2018, les députés ont refusé, pour la deuxième fois, la proposition du Premier Ministre de séparer les deux législations, celle du privé et celle du public. Cela veut pratiquement dire que nous serons toujours condamnés à payer ce qu’un tiers décide pour nous, à savoir l’État libanais, sans que ce tiers n’assume vraiment les conséquences de ses décisions. Cela va clairement à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la Constitution libanaise qui défend, dans l’article 10[3], la liberté de l’éducation au Liban. Quelle liberté nous reste-t-il si l’État intervient, à temps et à contretemps, dans le secteur privé ?! Oubliant ou faisant la sourde oreille à l’appel de toutes les institutions privées et des hautes instances religieuses, les députés – nos élus – ont cru soutenir les enseignants du Liban contre les institutions privées. Les parents d’élèves et les établissements privés auront, en fin de compte, à payer les augmentations qu’ils n’ont jamais décidées. Comment des députés, qui cherchent à se faire réélire le 6 mai 2018, votent une loi contre les intérêts de la majorité de leur électorat, à savoir contre les parents d’élèves, dont le nombre constitue dix fois plus que celui des enseignants du Liban ? Voilà un paradoxe propre à notre pays et à notre culture politique !

L'incident du vendredi soir 2 mars 2018

Le Père Recteur
JR/3883/18

Jamhour, le 07 mars 2018

À toute la communauté du Collège Notre-Dame de Jamhour

Objet : l'incident du vendredi soir 2 mars 2018 (fichier en pdf 115kb)

 

Chers élèves, chers parents et chers enseignants,

Notre communauté reste très secouée et profondément attristée par ce qui s'est passé la nuit du vendredi 2 mars 2018 entre des élèves du Collège. Ce que nous avons vu et entendu constitue une première dans la vie du Collège qui ne peut être ni tolérée ni admise, car cette première est bien mauvaise ! Aucune complaisance ou justification ne saurait être acceptée. La manière avec laquelle notre élève Karl Knaider a été battu, cet acharnement aveugle contre un de nos élèves est injustifiable et inexcusable!

Notre communauté ne peut tolérer des élèves dont le comportement a atteint un degré de méchanceté sans précédent dans l'histoire du Collège. Pour cette raison, nous avons pris les décisions nécessaires à l’égard des élèves qui ont commis ces exactions et nous en prendrons d'autres à l’égard de tout élève ou de toute personne qui agirait contre les valeurs fondamentales du Collège et contre l’esprit de camaraderie qui a toujours distingué les membres de notre communauté. La décision est nette : il n’y a pas de place à la délinquance parmi nous !

Ce qui s'est passé n'est pas un objet dont nous pouvons être fiers ! Cependant nous sommes tous invités à réfléchir sur cet incident grave et à en tirer les leçons nécessaires à notre vivre ensemble.

Le Père Recteur Charbel Batour S.J.: « The Morning Show »

Le Père Recteur Charbel Batour S.J. invité du programme « The Morning Show » sur Télé Lumière, le lundi 5 février 2018. Des questions sur l’actualité scolaire et éducative sont abordées ainsi que les difficultés en lien avec l’application de la loi 46/2017.

الأب الرئيس شربل باتور اليسوعيّ ضيف محطة تيلي لوميار مباشرةً على الهواء يوم الإثنين الواقع في 5 شباط 2018 ضمن برنامج "ذا مورنيغ شو". والذي تناول فيه شؤون مدرسيّة وتربويّة ومسائل عدة تتعلّق بصعوبات وتحديات القانون 46/2017.

Video : https://youtu.be/cEU3TX93lNQ

Parents : Lettre adressée aux parents

Ref: 18/3

Jamhour, le 29 janvier 2018

Chers Parents,

Le Ministère de l’Éducation Nationale a émis la directive no. 63/m/2018, datée du 22/1/2018, qui accorde un nouveau délai aux écoles privées pour la soumission du budget scolaire.
Ce délai, permettrait, comme l’a promis Le Président de la République la tenue d’une réunion spéciale du Conseil des Ministres, dans le but  de trouver des solutions favorables à toutes les parties concernées (Parents, Écoles et Enseignants).
Dans le souci de servir au mieux l’intérêt de tous, et dans l’attente d’une nouvelle proposition du Gouvernement, le Comité des Parents, en accord avec le Collège, a décidé de suspendre la signature du Budget du Collège, tout en respectant le nouveau délai prorogé, jusqu’au 28 février 2018.

Pour le moment, les scolarités du deuxième trimestre, qui vous parviendront prochainement, seront basées strictement sur celles de l’année dernière, en espérant qu’une subvention de l’État puisse financer ainsi totalement ou partiellement la majoration induite par la loi 46.

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