5. Évaluation des résultats scolaires

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5.1. Système d’évaluation

Le Collège a opté pour un système de contrôle continu pour favoriser l’assiduité au travail, la production personnelle, la créativité, la recherche, la lecture personnelle et dirigée ainsi que les activités de découverte.
Dans un esprit de collaboration avec les parents, le Collège leur signale les progrès de leur
enfant pour l’encourager, ou ses difficultés scolaires pour y remédier. Un élève tire tout le profit possible de sa classe dans la mesure où il travaille au jour le jour, par lui-même, et se sent capable de progrès. C’est pourquoi les leçons particulières ne sont tolérées qu’avec l’accord du préfet, pour un temps limité et pour des raisons précises.

5.1.1. En Maternelle et en Onzième

  • En Petite Section et Moyenne Section, les acquis des élèves sont évalués et appréciés à partir du travail quotidien continu. Un livret de suivi est envoyé aux parents à la fin de chaque trimestre.
  • En Grande Section (ou 12e), un livret de suivi des apprentissages permet de rendre compte des progrès de l’élève. Il est régulièrement renseigné par l’enseignante de la classe et est communiqué aux parents à la fin de chaque trimestre.
    Au terme de l’année, une synthèse des acquis scolaires de l’élève est renseignée à partir du suivi des apprentissages réalisé tout au long de l’année. Elle indique ce que l’élève sait faire et ses besoins à prendre en compte pour l’aider dans son parcours scolaire.
  • En 11e, les acquis de l’élève sont évalués et appréciés à partir du travail quotidien continu tout au long de chacun des deux semestres. Les résultats seront communiqués aux parents par deux bulletins d’appréciations (en décembre et en avril).

Au milieu et à la fin de l’année scolaire, deux bilans sont prévus (en février et à la fin de l’année) afin de vérifier le degré d’acquisition des connaissances et des compétences de chaque élève. La moyenne générale de chaque bilan est calculée à partir des notes des évaluations sommatives et du Travail Continu (TC) réalisé durant le semestre, comme indiqué dans le tableau suivant :
 

 

5.1.2. De la Dixième à la Septième

La maîtrise des compétences est évaluée à partir des travaux formatifs répartis le long des séquences d’apprentissage, visant des items prévus dans la programmation annuelle de la classe. Les appréciations portées sur les fiches de travail informent régulièrement les parents des acquis ou des difficultés de leur enfant.
En 10e, un Bulletin de notes est communiqué aux parents trois fois l’an. La moyenne générale est calculée chaque trimestre à partir des notes du Travail Continu (TC), donc trois TC, sans examen, répartis à 30%, 30% et 40% respectivement.
De la 9 à la 7, trois TC et un examen final sont répartis à égalité : 25% chacun.
 

5.1.3. De la Sixième à la Terminale

L’année scolaire est organisée, de la 6e à la 1re, en périodes de travail continu et en examens récapitulatifs, comme indiqué dans le tableau ci-dessous, où les lettres TC comme « Travail continu » désignent diverses évaluations au fil des jours et la lettre E comme « Examen » désigne une épreuve récapitulative permettant d’évaluer la réalisation des objectifs essentiels du programme et l’acquisition des connaissances ciblées.


À des dates fixées par les préfets, les notes sanctionnant le travail sont transmises aux parents par un Bulletin de notes. Des appréciations du travail de l’élève, de son progrès ou de sa régression dans le cadre de chacune des matières enseignées sont transmises aux parents par une Fiche d’appréciations.
En fin d’année, la moyenne générale par matière est calculée selon les proportions indiquées. Jusqu’en classe de 3e, les informations du Livret personnel de compétences français sont disponibles sur l’Espace numérique du Collège ; le Livret est remis aux élèves qui quittent le Collège.
 

 

5.2. Admission à la classe supérieure

Le Conseil de classe de fin d’année, présidé par le père recteur et dirigé par le préfet, statue sur le passage de classe de chacun des élèves.
Sa décision tient compte de l’ensemble du parcours scolaire de l’élève et, plus particulièrement, de ses notes et de l’acquisition des compétences, de sa diligence, de son sérieux dans le travail ainsi que de son comportement général.


5.2.1. De la Douzième à la Onzième :

À la fin de la 12e, le conseil de classe tient compte des critères suivants pour décider le passage de l’élève en 11e :

  1. 1.    l’acquisition de l’ensemble des compétences requises au cycle 1,
  2. 2.    la progression de l’élève dans son travail au quotidien,
  3. 3.    son évolution tout au long de l’année : maturité et autonomie,
  4. 4.    la qualité de ses relations interpersonnelles : capacité d’adaptation et d’intégration dans le cadre scolaire.


5.2.2. De la Onzième à la Troisième :

Le passage de classe d’un élève est d’abord déterminé par l’obtention de la moyenne requise pour son niveau (moyenne des Matières de Base de la 11e à la 3e; moyenne par Filière et par matière concernée pour les classes secondaires). Le respect du chiffre de la moyenne n’est pas une affaire relative mais le critère qui détermine la réussite ou non d’un élève.
Ce passage demeure aussi tributaire de la discipline de l’élève, de son dossier scolaire des années précédentes et de l’acquisition des compétences correspondant aux matières enseignées.
Contrairement à la majorité des établissements scolaires, le CNDJ accorde une importance majeure aux matières de base, c’est-à-dire aux matières qui constituent les outils indispensables à l’éducation (français, arabe, maths et sciences). Ce que l’on appelle la Moyenne Pondérée (ou générale) de l’année ne constitue donc pas, à elle seule, un critère de passage. En effet, cette moyenne est souvent gonflée artificiellement par les matières dont les notes sont de nature encourageante : EPS, catéchèse, vie scolaire, science du numérique, etc. Les notes de ces matières ne permettent pas de juger le vrai niveau scolaire d’un élève.
Ainsi, les parents sont invités à accompagner leur enfant pour qu’il acquière un bon niveau dans les Matières de Base et pour que son comportement et sa discipline se conforment aux exigences du vivre-ensemble, déterminées par le règlement intérieur du Collège. Au cas où ils feraient appel à la commission de recours pour qu’elle réexamine la décision du conseil de classe, les parents sont invités à ne pas oublier que les Matières de Base et le respect des exigences du règlement intérieur demeurent les deux critères majeurs pour le passage en classe supérieure.

5.2.3. En Seconde et Première

En classe de Première, trois options sont proposées, appelées au Collège : ES (économiques et sociales), H (humanités), et S (Scientifique) ; et en Terminale, quatre options : ES, H, SG (Sciences Générales), SV (Sciences de la Vie). Le Conseil de classe prend en considération d’une manière toute particulière les notes dans les matières d’option. Le changement de série entre la Première et la Terminale est soumis aux réglementations officielles libanaises et françaises.
 

5.3. Redoublement, Réorientation, Recours

5.3.1. Redoublement
Le redoublement peut être nécessaire dans le cas où les notes de l’élève demeurent loin des moyennes requises pour son passage à la classe supérieure. Contrairement à ce que d’aucuns pensent, le redoublement n’est pas une « catastrophe scolaire » mais peut être une chance réelle pour que l’élève se rattrape et suive le rythme d’une classe donnée. Pour qu’un élève soit admis à redoubler sa classe, trois critères sont pris en compte : son âge, sa discipline et les places disponibles.
Au Collège Notre-Dame de Jamhour, il n’y a pas d’examen de passage à la veille de la rentrée scolaire.

5.3.2. Réorientation
Les parents d’un élève qui n’est pas admis en classe supérieure ni admis à redoubler doivent chercher un autre établissement scolaire adéquat à la situation de leur enfant.

5.3.3. Recours
L’appel à la Commission de recours doit rester une mesure exceptionnelle. Cette commission n’est pas une institution qui remet systématiquement en question les décisions du conseil de classe de fin d’année. Ce sont les résultats objectifs de l’élève, les chiffres exacts de ses moyennes, qui déterminent sa réussite et non un quelconque jugement arbitraire. La recherche effrénée d’une indulgence pour le passage de classe s’avère très mauvaise et risque de handicaper l’élève pour le reste de sa scolarité. De plus, il ne faut pas confondre l’indulgence en matière scolaire avec la « miséricorde divine » ! Autrement dit, l’indulgence est par nature limitée et sa limite demeure liée aux notes acquises en cours d’année. L’indulgence n’est pas une faveur accordée par la direction du Collège, elle est déterminée par le bon sens des éducateurs, à qui les parents ont confié leur(s) enfant(s). Par ailleurs, la Commission de recours examinera toute requête déposée au Secrétariat du Père Recteur dans un délai de deux jours ouvrables après la proclamation des résultats. Elle doit être signée conjointement par l’élève et par ses parents et doit exposer les motifs précis la justifiant.

5.3.4. Fidélité des relevés
Les relevés de notes d’un élève reproduisent fidèlement celles qui figurent sur ses bulletins. Sauf erreur matérielle de retranscription, aucune modification, pour quelque raison que ce soit, ne peut y être apportée.

 

5.4. Diplôme du Collège

5.4.1. Le Collège décerne aux élèves méritants un Diplôme qui lui est propre (cf. Projet éducatif, I, 13). Ce Diplôme est délivré par le père recteur sur proposition d’un jury du diplôme composé des préfets et des enseignants du cycle secondaire.
5.4.2. L’appropriation par l’élève de l’esprit du Collège, la mise en pratique des valeurs spirituelles et morales ainsi que le souci du bien commun sont des conditions nécessaires pour mériter ce Diplôme. Tout avertissement de discipline risque d’empêcher l’obtention du diplôme même si la moyenne exigée est atteinte.  
5.4.3. En principe, le Diplôme est attribué aux élèves dont la moyenne générale est au moins de 12/20 en Seconde (20%), Première (35%)  et Terminale (45%). On pourra examiner le cas d’un élève qui a été admis au Collège en classe de Première.
 

 

Note sur la dispense du programme libanais

Dispense

La dispense du programme libanais ne signifie guère une dispense de l’apprentissage de la langue arabe. Étant un établissement libanais, le Collège Notre-Dame de Jamhour est tenu par la loi d’enseigner l’arabe à ses élèves, qu’ils profitent ou non d’une dispense du programme libanais. L’effet de la dispense est plus sensible pour les examens officiels (brevet, baccalauréat) que pour l’enseignement.

L’élève peut être officiellement dispensé du programme libanais selon l’une des conditions fixées par l’Éducation Nationale :

a) être de nationalité étrangère (même s’il est aussi de nationalité libanaise),
b) être de nationalité libanaise mais avoir été inscrit trois ans de suite dans un établissement scolaire à l’étranger.

Les parents d’un élève remplissant l’une de ces conditions peuvent demander la dispense à la première inscription ou en cours de scolarité, sauf entre le mois de novembre de la classe de 3e et l’entrée en classe de 2de. La formalité de demande est la suivante : les parents passent chez le préfet, puis au Secrétariat général, où ils reçoivent des documents à faire viser au Ministère de l’éducation, dans ses bureaux de Baabda, puis de l’Unesco.

 

Enseignement

Enseignement de l’arabe

Comme « le Collège porte une attention spéciale à l’enseignement de la langue et de la littérature arabes » (cf. Projet éducatif, I, 1), tous les élèves admis en 12e suivent le même enseignement d’arabe, tout au long de leur scolarité, même s’ils ont obtenu ou obtiennent la dispense.

Enseignement des autres disciplines

Dans les autres disciplines, comme le Collège prépare ses élèves aux deux baccalauréats (cf. Projet éducatif, I, 11), tous les élèves suivent le même enseignement, couvrant les deux programmes, qu’ils passent ou non les examens officiels libanais.

 

Brevet, Baccalauréat

Voici les dispositions légales concernant les examens officiels :

  1. Les élèves qui obtiennent la dispense avant le mois de novembre de la classe de 3e peuvent ou non se présenter au brevet libanais. Ils peuvent passer en classe de 2de – s’ils ont réussi leur année de 3e au Collège – même s’ils échouent au brevet libanais ; dans ce cas, ils se présentent seulement au baccalauréat français : ils pourront obtenir ensuite l’équivalence du baccalauréat libanais ; mais s’ils ont obtenu la dispense comme étrangers (selon la condition légale « a »), une mention apposée sur leur équivalence les empêchera d’adhérer plus tard à tout Ordre ou syndicat.
  2. Les élèves qui n’obtiennent pas la dispense avant le mois de novembre de la classe de 3e sont tenus de présenter le brevet libanais. En cas d’échec au brevet libanais, ils peuvent alors demander la dispense, mais ils doivent recommencer leur classe de 3e.
  3. Les élèves qui obtiennent la dispense après leur succès au brevet libanais se présentent seulement au baccalauréat français, ils pourront obtenir ensuite l’équivalence du baccalauréat libanais ; aucune mention sur leur équivalence ne les empêchera d’adhérer plus tard aux Ordres et syndicats.